Je connais une personne LGBT+ qui ne se sent pas en sécurité dans son pays. Pourrais-je l'aider?

Les personnes LGBT+ ne bénéficient pas partout d'une même sécurité. Certains pays violent leurs droits humains. Dans certains endroits, le sexe qui n'est pas entre un homme et une femme est interdit. Dans d'autres endroits, la loi le permet, mais les gens ont encore beaucoup de préjugés. Cela peut être dangereux aussi. Tous les pays ne peuvent ou ne veulent pas protéger les personnes LGBT qui y vivent.

 

Tu connais une personne LGBT+ qui vit à l'étranger et qui ne se sent pas en sécurité. Elle est persécutée ou menacée en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. Tu veux faire quelque chose pour l'aider. Que pourrais-tu faire ? Par où commencer ? De quoi faut-il être au courant avant de chercher de l'aide?

 

Il est important de se rendre compte que chaque situation, chaque pays, chaque personne est différente. Il est possible que deux personnes d'un même pays suivent deux approches différentes. La personne qui ne se sent pas en sécurité, est la mieux placée pour évaluer la situation. Écoute leur histoire. Demande-leur quelle serait la solution appropriée pour eux/elles. Ne présume pas de connaître leur situation. Ne pense pas que tu sais ce dont quelqu'un d'autre a besoin. Tu peux guider quelqu'un dans sa recherche de sécurité, mais ne pas décider à sa place ce qu'il doit faire.

La personne veut rester dans son pays

Une de tes connaissances est un militant pour les droits des personnes LGBT+ ou un défenseur des droits de l'homme, et a l'intention de rester (pour le moment) dans son propre pays. Les gens peuvent courir un risque plus élevé en raison de leur activisme. C'est pourquoi il existe des organisations qui aident les militants à mieux se protéger.

 

Protection International et Front Line Defenders offrent des outils et des stratégies pratiques aux militants qui veulent accroître leur sécurité. Protection International a des bureaux de protection (Protection Desks) dans un certain nombre de pays. Front Line Defenders dispose d'une ligne d'urgence et d'un manuel pratique sur la sécurité. ILGA-Europe a mis en place un programme "Dignité pour tous" (Dignity for All) depuis décembre 2012. Ce programme fournit des fonds d'urgence et de l'assistance aux défenseurs des droits humains en détresse. En outre, des organisations de défense des droits de l'homme et des associations de personnes gays, lesbiennes et transgenres sont actives dans de nombreux pays. On peut trouver ces organisations via ILGA. Il s'agit de l'organisation mondiale qui chapeaute les associations de gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres.

La personne veut fuir son pays

ORAM est spécialisé dans la protection des réfugiés exceptionnellement vulnérables, y compris les réfugiés LGBTI. Ils ont un guide de questions et réponses qui fournit des informations de base aux personnes qui envisagent de quitter leur pays pour échapper aux poursuites. Le guide est destiné à les aider à prendre une décision éclairée quant à savoir si, où et comment procéder - idéalement avant leur départ.

 

En Belgique, il est possible de demander l'asile sur la base de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. Quelqu'un qui est persécuté dans son pays en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre peut s'en servir. Si la personne décide de fuir son pays, elle pourrait peut-être obtenir l'asile en Belgique.

 

Attention! Présenter une demande d'asile et être accepté n'est pas si facile. En raison d'accords européens, une personne ne peut pas simplement choisir dans quel pays elle demande l'asile. Ces accords européens sont appelés le règlement de Dublin. De plus amples informations sur le règlement de Dublin sont disponibles sur le site web de Vluchtelingenwerk Vlaanderen (en néerlandais), Fedasile.be (le site web est uniquement disponible en Belgique) ou AsylumInfo.be (le site web travaille actuellement, octobre 2019, sur une mise à jour). Sache également que tout le monde n'est pas reconnu comme réfugié et qu'une procédure d'asile peut être lourde. La majorité des demandes d'asile en Belgique sont rejetées. Malheureusement, ce rejet se fait parfois sur la base d'évaluations stéréotypées par les gestionnaires de dossiers. C'est ce qui ressort clairement du rapport "Holebi's op de vlucht" (en néerlandais) de Vluchtelingenwerk Vlaanderen.

 

Comment s'assurer que vos connaissances ont les meilleures chances d'aboutir à un résultat positif ? Sois préparé. Dès le début de la procédure d'asile, contacte des organisations et des avocats qui ont déjà assisté des demandeurs d'asile LGBT. Obtiens des conseils juridiques sur l'asile pour les personnes LGBT auprès de Vluchtelingen Infolijn (assistance téléphonique et par e-mail) de Vluchtelingenwerk Vlaanderen. La collecte d'informations sur la situation des personnes LGBT dans le pays que la personne veut échapper, peut également être utile. Recueille autant d'informations que possible et commence le plus tôt possible. Fournis le plus tôt possible aux instances d'asile tous les documents qui peuvent démontrer la raison pour laquelle la personne a voulu fuir son pays. As-tu encore des questions concernant un cas particulier? Tu peux également contacter le helpdesk de 'Agentschap Integratie en Inburgering' (Agence flamande pour l'intégration et l'insertion).